Stefania Rossetti | Jupe
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Jupe

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creations, Works
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Jupe

Les femmes, après avoir lutté pour porter des pantalons et s’affranchir de contraintes physiques et sociales ; reviennent à la jupe et portent même la minijupe, cette fois-ci comme un symbole de liberté, exposant les parties du corps qu’elles souhaitent. La jupe est paradoxale : elle est clivante et libératrice à la fois. Le concept de féminité lui-même est complexe, il peut être aujourd’hui vécu comme un pouvoir sur l’homme (pouvoir de séduction) mais il reste subordonné et enchaîné au désir de l’homme et à la loi du marché.

Et le masculin ? Si les femmes portent des pantalons, pourquoi les hommes ne porteraient pas des jupes ? La danse nous permet d’explorer les contradictions qui se logent dans le corps. La jupe est pour nous une matière chorégraphique qui permet de mettre en miroir le corps normé et le corps pulsionnel, le corps social et le corps sauvage, le corps humain et le corps animal.

« Pas de récit ici, mais une succession de tableaux non chronologiques, qui font s’entrechoquer les définitions et leurs paradoxes, les avancées et les régressions, le conflit et la libération d’un corps féminin pensé autant comme un objet social que comme un territoire mythologique[…].

Si le spectacle glace parfois quand il rappelle la misogynie d’État, d’un temps pas si lointain, il ne se complait pas à faire du corps féminin une victime. Il s’agit ici d’interroger des normes plutôt que d’asséner des vérités. Avec malice, le montage des textes alterne théorie et pratique, obligeant constamment le spectateur à reconsidérer sa position. «